Riga
Dans la capitale de la Lettonie, on a l'impression de tomber dans la marmite des Trente Glorieuses, annees McDo. On consomme, on boit dans la rue quand le soleil est en avance sur les terrasses, on fume, les filles s'habillent tres court jusqu'a l'exces, on se becote sur les bancs publiques, on est une bande de jeunes insouciants et decomplexes.
Le centre historique, bien retape pour son octocentenaire de 2001, n'a pas tout a fait termine son lifting. Mais les touristes arrivent, peut-etre parce que la Baltique est tendance. Malgre l'activite portuaire, la ville n'est pas vraiment cosmopolite et, pourtant, son identite semble se dissoudre : McDo ne desemplit pas et le letton ne connait pas de nouveau souffle, on nous dit bonjour en russe.
Nous profitons d'un temps ou nos mines de touristes n'effacent pas les sourires lies a l'euphorie du printemps. L'intendant de l'auberge ressemble a un Woody Allen un peu distrait, nous demande d'ecrire nous-meme notre nom sur le registre sans autre formalite, ne sait plus ou il a range la clef de notre chambre ; il est un pied de nez au systeme que representait celui de Vilnius.