Quito et Otavalo

Publié le par Odile et Philippe

Quito, la capitale, a ete decoupee comme par un couteau en deux parties absolument distinctes, le Quito colonial et le Quito moderne. Un parc les separe et les deux populations ne se rencontrent presque jamais. Dans la vieille ville, nous avons croise sirene hurlante l'escorte presidentielle composee d'au moins dix vehicules ; dans un pays ou les coups d'etat sont assez frequents, on ne plaisante apparemment pas avec la securite du tout nouveau President. Mais le plus marquant pour nous aura ete d'acceder a un fonds de livres anciens. C'etait incroyable, l'entree de la bibliotheque est gratuite et le bibliotecaire d'une gentillesse delicieuse nous a invites a toucher un ouvrage du XVIeme siecle pour que l'on puisse aprecier la texture de la peau de la couverture ! On peut imaginer l'effroi de certains conservateurs a cette idee. Le brassage de la population est beaucoup plus sensible ici. On croise des Indiens, des Blancs, des Noirs et beaucoup de metis.

Otavalo se situe a deux heures au nord. La ville degage une tranquilite provinciale, son marche est pourtant le plus repute du pays et cela justifie le detour. On apprecie la beaute des tenues vestimentaires des indiens, d'une grande elegance. Dans la serie de nos echappees champetres, nous sommes alles faire un tour pour voir la cascade de Peguche en compagnie de Delphine, une Rennaise fort sympathique, que nous avons rencontree dans le bus et qui a entrepris un voyage de six mois en Amerique Latine toute seule.

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Publié dans Equateur

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