Shanghai
Peut-etre a cause de Tintin et le lotus bleu que j'ai lu enfant, peut-etre a cause de Shanghai surprise et La Dame de Shanghai que je n'ai pourtant pas vus, la ville avait travaille mon imaginaire. Et puis j'aime les ports : Hambourg, Gdansk, Riga, Tallinn, Helsinki, Saint-Petersbourg et nous attendions Shanghai. Nous nous sommes egares dans la frenesie urbaine ou il faut se faire sans cesse sa place aux guichets, traverser des pelotons de deux-roues, bicyclettes et scooters confondus. Aucune regle n'existe si ce n'est celle du mouvement continu. Et puis, dans un hall de gare, une alarme se declenche, un rideau metallique s'abaisse juste devant nous, notre reflexe est de partir, de ne pas trainer, et nous voyons des visages interloques et des corps qui s'immobilisent dans l'expectative. Ils ne s'arretent que sur le coup de la surprise.
Lasses des multiples sollicitations commerciales de trottoir, nous avons fui les quartiers touristiques ou l'on ne voyait que des boutiques et des buildings. Le reste, c'est la nostalgie cultivee de l'epoque ou les occidentaux s'etaient installes dans ces quartiers en s'arrogeant tous les droits, en premier lieu le trafic de l'opium. Nous avons pris la direction du quartier universitaire. La, c'est pareil. La moindre rue se revele plus commercante que l'artere principale de Bourges ou Dijon. Demain, cap sur Canton.